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Forum tunisien :: Histoires, langues et cultures : Histoire de la Tunisie


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Histoire de la Tunisie
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Dans ce sujet on va essayer de présenter l'histoire de la Tunisie depuis son apparition jusu'à nos jours.
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Histoire de la Tunisie
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.:: Paléolithique ::.


.: Moustériens :.


Les premières traces de présence humaine en Tunisie datent du Paléolithique. En effet, c’est à 20
kilomètres à l’est de Gafsa, dans l’oasis d’El Guettar, que se rassemble une petite population nomade de
chasseurs-cueilleurs moustériens. Michel Gruet, l’archéologue qui découvre le site, relève qu’ils
consomment des dattes dont il retrouve le pollen aux alentours de la source aujourd’hui asséchée.
Le site en lui-même livre une structure formée par un amas de 4 000 silex, taillés en sphéroïdes et
disposés en un cône d’environ 75 centimètres de haut pour un diamètre de 130 centimètres. Ces pierres
sont également associées à des ossements de capridés, des dents de mammifères et des objets de
silex taillé moustériens ainsi qu’une pointe pédonculée atérienne.


Hermaïon d’El Guettar exposé au Musée national du Bardo

Cette construction, découverte vers les années 1950 et vieille de près de 40 000 ans, constitue le plus
ancien édifice religieux connu de l’humanité. Gruet interprète cette structure comme un édifice
réalisé en offrande à la source voisine et traduisant un sentiment religieux ou magique. Il est connu sous
le nom d’Hermaïon d’El Guettar en référence aux pierres jetés aux pieds d’Hermès par les divinités
olympiennes afin de le juger pour le meurtre du Géant Argos. Cette pratique était une manière
pour les dieux de voter pour l’innocence d’Hermès.


.: Capsiens :.



Localisation du noyau à l’origine de la culture capsienne

À une culture ibéromaurusienne, répartie géographiquement sur le littoral, et relativement minime
en Tunisie, succède la période du Capsien, nom donné par Jacques de Morgan et issu du latin Capsa,
qui a lui-même donné le nom de l’actuelle Gafsa. Morgan définit lui-même le Capsien comme étant une
culture allant du Paléolithique supérieur au Néolithique couvrant ainsi une période qui s’étend du VIIIe
millénaire av. J.-C. au Ve millénaire av. J.-C.. Selon Charles-André Julien, « les Protoméditerranéens
capsiens constituent [...] le fond du peuplement actuel du Maghreb », si bien qu’aux propos de Gabriel
Camps, un groupe d’archéologues avaient négligé des squelettes capsiens pensant qu’il s’agissait d’intrus
récemment inhumés :

« Un de ces crânes séjourna même un certain temps dans le greffe du tribunal d’Aïn M'lila, une petite
ville d’Algérie orientale, car on avait cru à l’inhumation clandestine de la victime d’un meurtre ! »


Localisation du noyau à l’origine de la culture capsienne

D’un point de vue ethnologique et archéologique, le Capsien prend une importance plus grande puisque
des ossements et des traces d’activité humaine remontant à plus de 15 000 ans sont découverts dans la
région. Outre la fabrication d’outils en pierre et en silex, les Capsiens produisaient, à partir d’ossements,
divers outils dont des aiguilles pour coudre des vêtements à partir de peaux d’animaux. Le gisement
capsien d’El Mekta, identifié en 1907 par Morgan et Louis Capitan, a révélé des sculptures en calcaire
de forme humaine de quelques centimètres de haut. Quant aux gravures découvertes, elles sont souvent
abstraites, même si certaines « représentent avec une certaine maladresse des animaux ».


Code:
Paléolithique :

Le Paléolithique est la première et plus longue période de la Préhistoire. Cette période commence avec
l’apparition de l’Homme, il y a environ 3 Millions d'années et s'achève vers 12 000 ans avant le
présent (voir l'article Préhistoire pour la discussion de ces limites). Le Paléolithique est donc
contemporain de la période géologique du Pléistocène. Il est lui-même subdivisé en trois grandes
périodes, correspondant à une évolution culturelle et technologique : le Paléolithique inférieur, le
Paléolithique moyen et le Paléolithique supérieur.



Source : wikipedia.org
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Histoire de la Tunisie
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.:: Néolithique ::.

Au Néolithique (4500 à 2500 av. J.-C. environ), qui est arrivé tardivement dans cette région,
la présence humaine est conditionnée par la formation du désert saharien qui acquiert son climat
actuel. De même, c’est à cette époque que le peuplement de la Tunisie s’enrichit par l’apport
des Berbères, issus semble-t-il de la migration de populations libyques (ancien terme grec
désignant les populations africaines en général), comme au Soudan et au Moyen-Orient, et
peut-être même du Caucase ou du sud de l’Europe (Italie ou Espagne). Bref, la question des
origines du peuple berbère reste encore ouverte et soumise à débats de nos jours. Mais leur
présence est attestée dès la fin du IIe millénaire av. J.-C. De plus, la première inscription
libyco-berbère découverte à Dougga par Thomas d’Arcos en 1631 a fait l’objet d’une multitude
de déchiffrements sans succès à ce jour.



Le Néolithique voit également le contact s’établir entre les Phéniciens de Tyr, les futurs
Carthaginois qui fondent la civilisation punique dont le centre sera la Tunisie, et les
peuples autochtones de l’actuelle Tunisie, dont les Berbères sont désormais devenus
la composante essentielle. C’est ainsi qu’on observe le passage de la Préhistoire à l’Histoire,
principalement par l’apport des populations phéniciennes même si le mode de vie néolithique
continue un temps à coexister aux côtés de celui des nouveaux arrivants. Mais l’apport est nuancé,
notamment à Carthage (centre de la civilisation phénicienne puis punique en Occident), par la
coexistence avec les Phéniciens de différentes populations minoritaires mais dynamiques
comme les Berbères, les Grecs, les Italiens, les Ibères d’Espagne, etc. Dans ce contexte,
les nombreux mariages mixtes contribuent à l’établissement de la civilisation punique.


Sites néolithiques du Maghreb algéro-tunisien et du Sahara

On retrouve par ailleurs une trace écrite d’un peuple pacifique du Néolithique tunisien
dans L'Odyssée d’Homère, à travers la rencontre entre Ulysse et les Lotophages (mangeurs
de lotus) qui semblent vivre dans l’actuelle île de Djerba.



Source : wikipedia.org
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Histoire de la Tunisie
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.:: Carthage ou l’émergence et la chute d’une puissance ::.

L’entrée dans l’Histoire de la Tunisie se fait de façon fracassante, par l’expansion sur son sol d’une cité issue
d’une colonisation proche-orientale. De phénicienne au départ, la cité constitue rapidement une civilisation
originale dite punique.

L’expansionnisme punique dans le bassin occidental de la Méditerranée se basera sur le commerce même si la thalassocratie
trouve bientôt face à elle l’expansion romaine à volonté continentale et hégémonique. Bien que leurs relations furent
cordiales dans un premier temps, les deux systèmes allaient bientôt s’affronter et, même si la question Censure se
poser de qui allait l’emporter, les Puniques s’effaceront finalement non sans avoir marqué de leur empreinte l’espace
tunisien, que la puissance de Rome n’allait dans une certaine mesure pas pouvoir effacer.

.: Fondation et expansion :.


La Tunisie accueille progressivement une série de comptoirs phéniciens comme bien d’autres régions méditerranéennes
du Maroc à Chypre. Le premier comptoir selon la tradition est celui d’Utique qui est fondé en 1101 av. J.-C.
Toutefois, c’est ici que prend racine une puissance fondamentale dans l’histoire de l’Antiquité dans le bassin
méditerranéen. En 814 av. J.-C., des colons phéniciens venus de Tyr fondent la ville de Carthage. D’après la
légende, c’est la reine Élyssa (Didon pour les Romains), sœur du roi de Tyr Pygmalion qui fonde la cité. Il existe
toutefois un débat sur l’exactitude de la date donnée par la tradition littéraire, celui-ci étant alimenté par
les découvertes archéologiques. En effet, la découverte dont la datation soit la plus ancienne est constituée de
céramiques proto-corinthiennes datée de la moitié du milieu du VIIIe siècle av. J.-C. découvertes dans le dépôt de
fondation de la chapelle Cintas découverte dans le tophet de Carthage par Pierre Cintas en 1947. Néanmoins, au
vu des incertitudes dans les datations des céramiques antiques, rien ne permet d’écarter la datation issue de
la tradition littéraire.

La population originelle de l’espace tunisien est libyco-berbère et, lorsqu’elle vit à proximité des comptoirs,
se punicise dans une certaine mesure. En témoignent par exemple les découvertes archéologiques de stèles à
motifs de signe de Tanit gravées de façon maladroite, en particulier sur un site comme celui de l’antique Clupea,
la Kélibia actuelle. Ces maladresses évoquent une appropriation du symbolisme punique par des populations
en contact avec les citoyens des comptoirs.



Ouverte sur la mer, Carthage est également ouverte structurellement sur l’extérieur. Cette croissance pacifique — autant
qu’on en sache de par les sources existantes — laisse la place à une lutte d’influence qui aboutit à plusieurs cycles de
conflits. Un siècle et demi après la fondation de la ville, les Carthaginois ou Puniques étendent leur influence sur le bassin
occidental de la mer Méditerranée : ils s’affirment en Sicile, en Sardaigne, aux Baléares, en Espagne, en Corse et en
Afrique du Nord — du Maroc à la Libye — qui est partagée entre les Grecs de Cyrénaïque et les Carthaginois y compris
sur la côte atlantique du Maroc. Cette présence prend diverses formes, y compris celle de la colonisation, mais reste
d’abord commerciale (comptoirs de commerce, signature de traités, etc.). De plus, les Carthaginois s’appuient dans ces
régions sur une présence phénicienne antérieure à la création de Carthage, sauf peut-être le long de la côte
atlantique. En effet, la nouvelle puissance de Carthage supplante celle déclinante des anciennes cités de Phénicie
dans cet espace de la Méditerranée. De même, les Carthaginois s’allient aux Étrusques et leurs deux flottes réunies
sortent victorieuses de la bataille navale d’Aléria, au large de la Corse, contre les Grecs de Massalia (actuelle Marseille).
Ces derniers, venus des côtes de l’actuelle Turquie (Ionie), tentent de s’installer en Corse, île située en face de
l’Étrurie et au nord de la Sardaigne, une zone d’influence et de colonisation punique. Celle-ci est également sur le trajet
le plus court entre les cités massaliotes et les autres cités grecques du sud de l’Italie puis, plus loin, avec la Méditerranée
orientale. C’est avec le déclin étrusque que la Corse entre dans l’orbite carthaginoise et que se forme un nouvel
empire maritime.



La mutation de celui-ci vers un empire plus terrestre se heurte aux Grecs de Sicile puis à la puissance montante de
Rome et de ses alliés massaliotes, campaniens ou italiotes. En effet, le cœur carthaginois qu’est la Tunisie, à la
veille des guerres puniques, possède une capacité de production agricole supérieure à celle de Rome et de ses alliés
réunis et son exploitation fait l’admiration des Romains. Les avantages de la géographie, avec en particulier les riches
terres céréalières de la vallée de la Medjerda, s’ajoutent au talent agronome d’un peuple dont un traité (celui
de Magon) sera longtemps admiré.

Pourtant, malgré cette expansion — la Sardaigne est en voie de colonisation et les implantations espagnoles
se consolident —, la superpuissance commerciale, maritime, terrestre et agricole est en passe de vaincre les Grecs en Sicile.

Carthage et Rome : des traités aux guerres puniques

Les relations entre Rome et la thalassocratie punique sont d’abord cordiales, comme en témoigne le premier traité
signé en 509 av. J.-C.. Toutefois, les relations se dégradent et laissent place à de la défiance au fur et à mesure de
l’expansion des deux cités-États, l’affrontement devenant dès lors inévitable.

En effet, la lutte entre Rome et Carthage prend de l’ampleur avec l’essor des deux cités : ce sont les trois guerres puniques,
qui faillirent voir la prise de Rome mais se conclurent par la destruction de Carthage, en 146 av. J.-C., après un siège de trois ans.

La Première Guerre punique, qui couvre les années 264 à 241 av. J.-C., est un conflit naval et terrestre (en Sicile et Tunisie)
ayant pour origine des luttes d’influence en Sicile, une terre située à mi-chemin entre Rome et Carthage, l’enjeu principal
étant la possession du détroit de Messine. Les Carthaginois prennent d’abord la ville de Messine, ce qui inquiète les
Romains en raison de la position de Messine à proximité des villes grecques d’Italie qui viennent de passer sous leur
protection. Appius Claudius Caudex traverse donc le détroit et prend par surprise la garnison punique de Messine, événement
qui déclenche le début de la guerre. Suite à ce revers, le gouvernement de Carthage rassemble ses troupes à Agrigente mais
les Romains, menés par Claudius et Manius Valerius Maximus Corvinus Messalla, s’emparent des villes de Ségeste et
d’Agrigente après un siège de sept mois. Après avoir conclu la paix avec les Romains, Carthage doit réprimer une révolte
de ses mercenaires.



La Deuxième Guerre punique, dans les années 218 à 202 av. J.-C., a pour point culminant la campagne d’Italie : le général
Hannibal Barca, issu de la famille des Barcides, parvient à traverser les Pyrénées et les Alpes avec ses éléphants de guerre.
Pourtant, il renoncera à entrer dans Rome. Le prétexte de la guerre avait été le siège de Sagonte par les Carthaginois car,
selon le traité de 241 av. J.-C., les Carthaginois auraient dû rester au sud de l’Èbre, fleuve qui délimitait les zones d’influence
respectives des puissances rivales.

Mais l’attentisme d’Hannibal permet finalement aux Romains, alliés à Massinissa[26], premier roi de la Numidie unifiée,
de contre-attaquer et de réussir à retourner le conflit en leur faveur à la bataille de Zama, en 202 av. J.-C., prenant à
Carthage la totalité de ses possessions hispaniques, détruisant sa flotte et lui interdisant toute remilitarisation. Pourtant,
malgré la victoire finale, cette guerre ne satisfait pas les Romains. Poussés par la crainte d’avoir encore à affronter Carthage,
ils décident, selon le fameux mot de Caton l'Ancien (Delenda Carthago est, « Carthage est à détruire »), que la destruction
totale de la cité ennemie est le seul moyen d’assurer la sécurité de la République romaine. En conséquence, la Troisième
Guerre punique (149-146 av. J.-C.) sera déclenchée par une offensive romaine en Afrique qui aboutit à la défaite et à la
destruction de Carthage après un siège de trois ans.



Après la Deuxième Guerre punique, Carthage retrouve lentement une certaine prospérité économique entre 200 et 149
av. J.-C. mais ne réussit pas à reconstituer une flotte de guerre ou une armée importante. De son côté, le rétablissement
de Rome, malgré ses pertes navales, permet au Sénat romain de décider d’une courte campagne destinée à amener les
troupes romaines à pied d’œuvre pour le siège de Carthage, conduit par Scipion Émilien, surnommé dès lors « le second
Africain ». Le siège s’achève par la destruction totale de la ville : les Romains emmènent les navires phéniciens au port
et les incendient au pied de la cité. Puis, ils vont de maison en maison en exécutant ou asservissant la population. La cité qui
brûle pendant dix-sept jours est rayée de la carte et ne laisse que des ruines.

Au XXe siècle, une théorie indique que les Romains ont répandu du sel sur les terres agricoles de Carthage pour empêcher de
cultiver la terre, théorie fortement mise en doute, l’Afrique devenant par la suite le « grenier à blé » de Rome, le territoire de
l’ancienne cité étant néanmoins déclaré sacer, c’est-à-dire maudit.



Source : fr.wikipedia.org
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.:: Partie intégrante de l’Afrique romaine ::.

.: Continuité de la civilisation punique ou rupture ? :.


À l’issue de la Troisième Guerre punique, Rome écrase définitivement Carthage et s’installe sur les décombres de la ville
en 146 av. J.-C.. La fin des guerres puniques marque l’établissement de la province romaine d'Afrique dont Utique devient la
première capitale même si le site de Carthage va s’imposer à nouveau par ses avantages et redevenir capitale en 14. Une
première tentative de colonisation par les Gracques avec la constitution d’une Colonia Junonia Carthago avorte en 122 av. J.-C.
et provoque la chute et le décès de son promoteur, Caius Sempronius Gracchus. En 44 av. J.-C., Jules César décide d’y
fonder une colonie romaine, la Colonia Julia Carthago, mais c’est Auguste qui lance quelques décennies plus tard les travaux
de la cité. qui devient plus tard la capitale de la province. La parure monumentale de celle-ci aura un impact majeur
dans la romanisation de la région, cette « Rome africaine » se diffusant elle-même au sein du riche tissu urbain du territoire
de l’actuelle Tunisie.

La région connaît alors une période de prospérité où l’Afrique devient pour Rome un fournisseur essentiel de productions agricoles,
comme le blé et l’huile d'olive, par les plantations d’oliviers chères aux Carthaginois. Le fameux port de Carthage se mue
en port d’attache monumental d’une flotte céréalière dont l’arrivée est chaque année impatiemment attendue à Rome afin
d’être partagée dans l’institution de distribution de blé à la plèbe, l’annone. À Chemtou, l’exploitation d’un marbre aux veines
jaunes et roses permet son exportation à travers l’empire alors qu’à El Haouaria, le grès est extrait pour bâtir Carthage.
Parmi les autres productions figurent les céramiques antiques et les produits dérivés du poisson.



La province se couvre d’un dense réseau de cités romanisées, dont les vestiges encore visibles aujourd’hui sont impressionnants :
il suffit de citer les sites de Dougga (antique Thugga), Sbeïtla (Sufetula), Bulla Regia, El Jem (Thysdrus) ou Thuburbo Majus. Parmi
les symboles de la richesse provinciale figurent l’amphithéâtre de Thysdrus, qui devient l’un des plus grands du monde
romain, et le théâtre de Dougga. Mais les vestiges ne sont pas seulement ceux de bâtiments publics mais aussi de riches habitations
privées, villas au sol couvert de mosaïques que le sol du pays ne cesse de restituer aux archéologues.

Partie intégrante de la République puis de l’Empire avec la Numidie, la Tunisie devient pendant six siècles le siège d’une
civilisation romano-africaine d’une exceptionnelle richesse, poursuivant son rôle de « carrefour du monde antique ». La Tunisie est
alors le creuset de l’art de la mosaïque qui s’y distingue par son originalité et ses innovations. Sur les stèles à caractère religieux
apparaissent d’anciens symboles tels le croissant lunaire ou le signe de Tanit. Concurrents des dieux romains, des dieux
indigènes apparaissent sur des frises d’époque impériale et le culte voué à certaines divinités, Saturne et Caelestis, est la poursuite
du culte voué à l’époque punique à Ba'al Hammon et sa parèdre Tanit. Le carrefour trouve aussi une preuve supplémentaire
dans l’installation précoce de communautés juives et, dans le sillage de celles-ci, des premières communautés chrétiennes.
La langue punique elle-même perdurera longtemps, fortement jusqu’au Ier siècle, et fut attestée dans une moindre mesure
jusqu’à l’époque de saint Augustin.



L’apogée des IIe siècle et au début du IIIe siècle n’est toutefois pas sans heurts, la province connaissant de graves crises au
IIIe siècle : les provinces sont pillées et connaissent les affrontements entre usurpateurs au début du IVe siècle. Ce premier
siècle de christianisme officiel, devenu religion d'État en 313, voit la province retrouver une prospérité dont témoignent
les vestiges archéologiques retrouvés, provenant tant de constructions publiques que d’habitations privées.

.: Centre d’expansion du christianisme :.


Dans un espace ouvert sur l’extérieur comme l’est alors la province d’Afrique — Carthage est notamment reliée aux grandes
cités d’Alexandrie et d’Antioche qui constituent deux grands centres d’évangélisation —, le christianisme se développe de
façon précoce grâce aux colons, commerçants et soldats et la région devient ainsi l’un des foyers essentiels de diffusion de
la nouvelle foi même si les affrontements religieux y sont violents avec les païens. Ainsi, la nouvelle religion se heurte d’abord à
une véritable opposition populaire car le christianisme déchire un tissu social très serré, le paganisme imprégnant toute la vie
quotidienne, et ses adeptes sont contraints à vivre à l’écart de la vie domestique et de la vie publique. La cohésion sociale
paraît alors menacée, ce qui entraîne des ripostes comme le saccage de tombes chrétiennes. Dès le IIe siècle, la province
applique aussi les persécutions impériales, les premiers martyrs étant attestés dès le 17 juillet 180 : ceux qui refusent de
se rallier au culte officiel sont torturés, relégués sur des îles, décapités, livrés aux bêtes féroces, brûlés voire crucifiés.



À la fin du Ier siècle, la nouvelle religion progresse rapidement dans la province car, malgré une situation difficile, la nouvelle
foi s’implante plus rapidement qu’en Europe, notamment en raison du rôle social joué par l’Église d’Afrique qui apparaît dans la
seconde moitié du IIIe siècle et du fait de la très forte densité urbaine de la province. C’est à partir d’environ 400 que, sous
l’action dynamique d’Augustin d'Hippone et l’impulsion de quelques évêques, les grands propriétaires terriens et l’aristocratie
citadine se rallient au christianisme où ils voient leur intérêt, l’Église intégrant alors les diverses couches sociales. Rapidement,
la province d’Afrique est considérée comme un phare du christianisme latin occidental ; Tertullien est l’un des premiers auteurs
chrétiens de langue latine et Saint Cyprien, premier évêque de Carthage, est martyrisé le 14 septembre 258, à une époque où
la nouvelle religion est déjà largement répandue dans la société. Cette expansion ne va toutefois pas sans heurts, en particulier
lors du schisme donatiste — conséquence des rivalités de prélats avides d’occuper le siège du primat d’Afrique — qui est
condamné de façon définitive au concile de Carthage ouvert le 1er juin 411 et organisé par son plus ardent contradicteur en la
personne de l’évêque Augustin d’Hippone. Ce dernier accuse les schismatiques d’avoir coupé les liens entre l’Église
catholique africaine et les Églises orientales originelles.



En dépit de cette lutte religieuse, la conjoncture économique, sociale et culturelle est relativement favorable au moment du
triomphe du christianisme comme en témoignent les nombreux vestiges, notamment de basiliques à Carthage — en particulier
la basilique de Damous El Karita — et également de nombreuses églises aménagées dans d’anciens temples païens (comme
à Sbeïtla) ou même certaines églises rurales retrouvées récemment. Le dynamisme perdurera longtemps, y compris pendant
la période vandale.



Source : fr.wikipedia.org
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Histoire de la Tunisie
jyjy
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jyjy est déconnecté 
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franchement c dommage !!!

meme que la Tunisie é mon pays,é meme chwi fiere mais je ne conné presque rien de tt ça !!!!

c une trés belle occasion !!!

Merci Wink

NB: malgré que é pa tt lu, mais jé just fait un coup d'oeil Wink

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